Dini'Islam

"Certes, la religion acceptée d'Allah, c'est l'Islam...
Et quiconque ne croit pas aux signes d'Allah...alors Allah est prompt à demander compte!" S.3, V.19
   
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Hadiths page 16
  1. 'Usâma ibn Zayd (qu'Allah soit satisfait des deux) a dit:
    On m'a fit savoir que Gabriel vint trouver l'Envoyé d'Allah (pbAsl) alors que 'Umm Salama se trouvait chez lui. Après son entretien avec lui, l'Envoyé d'Allah (pbAsl) se leva et dit à 'Umm Salama: "Connais-tu cette personne?", -ou comme il a dit. 'Umm Salama lui répondit: "C'est Dihya! Par Dieu, je fus persuadée que c'était lui, jusqu'au jour où j'entendis l'Envoyé d'Allah (pbAsl) déclarer en chaire qu'il s'agissait de Gabriel. Ou comme il a dit".

  2. D’après `A'icha la mère des Croyants (qu'Allah soit satisfait d'elle),
    l'Envoyé d'Allah (pbAsl) a dit: "Celle parmi vous qui me rejoindra le plus vite (c.-à-d. elle mourra la première) est celle qui a le bras le plus long". `A'icha ajouta: "Les femmes du Prophète mesurèrent leurs bras afin de savoir qui est celle qui a le bras le plus long". Elle ajouta encore: "Zaynab avait parmi nous le bras le plus long, car elle travaillait de sa propre main et faisait l'aumône".

  3. D'après 'Anas (qu'Allah soit satisfait de lui),
    en dehors de la demeure de ses épouses, le Prophète (pbAsl) n'entrait dans aucune autre maison que celle de 'Umm Sulaym (Proche parente du Prophète, lui étant interdite de mariage). On lui en fit la remarque. Il répondit: "J'ai pitié d'elle, car son frère a été tué alors qu’il était avec moi".

  4. D'après Jâbir ibn `Abd-Allah (qu'Allah soit satisfait des deux),
    l'Envoyé d'Allah (pbAsl) a dit: "Pendant un songe, on me montra le Paradis et j'y vis la femme de 'Abû Talha, puis j'entendis devant moi un bruit. C'était Bilâl ".

  5. D'après 'Abû Hurayra (qu'Allah soit satisfait de lui),
    Au moment de la prière du matin, l'Envoyé d'Allah dit à Bilâl, "O Bilâl, raconte-moi quelle est l'œuvre que tu as faite dans l'islam et dont tu espères le plus de récompense? J'ai entendu (cette nuit) le bruit de tes sandales devant moi au Paradis". - "Je n'ai, répondit Bilâl, fait dans l'islam aucune œuvre dont j'espère le plus de récompense que celle-ci: je n'ai jamais fait une ablution de nuit ou de jour sans avoir prié avec cette purification ce qui m'avait été prescrit (c.-à-d. prédestiné, voulu par Allah) de prier".

  6. Abû Mûsa (qu'Allah soit satisfait de lui) a dit:
    "Nous revîmes, mon frère et moi, du Yémen; nous demeurâmes un certain temps à croire que Ibn Mas`ûd et sa mère faisaient partie de la famille de l'Envoyé d'Allah (pbAsl), tant ils allaient souvent chez lui et y restaient".

  7. Abd-Allah ibn Mas`ûd (qu'Allah soit satisfait de lui) a dit:
    "D'après quelle lecture m'ordonnez-vous de réciter (le Coran)? J'ai reçu de la bouche de l'Envoyé d'Allah (pbAsl) soixante-dix et quelques sourates. Les Compagnons de l'Envoyé d'Allah (pbAsl) savent que je connais mieux qu'eux le Livre d'Allah. Si je connaissais quelqu'un mieux instruit que moi du Livre d'Allah, je monterais à chameau pour me rendre auprès de lui". Chaqîq ajoute: "Je m'assis dans un groupe des Compagnons de Muhammad (pbAsl) pour entendre ce qu'on dirait de cela et je n'ai entendu personne le contredire".

  8. Récit rapporté d'après `Abd-Allah ibn `Amr (qu'Allah soit satisfait des deux):
    Masrûq a dit: Nous avions l'habitude de se rendre chez `Abd-Allah ibn `Amr pour causer avec lui -ou suivant Ibn Numayr, chez lui. Un jour, comme on parlait de `Abd-Allah ibn Mas`ûd devant `Abd-Allah ibn `Amr, celui-ci s'écria: Vous avez mentionné un homme que je ne cesserai jamais d'aimer, car j'ai entendu l'Envoyé d'Allah (pbAsl) dire quelque chose à propos de lui. J'ai entendu l'Envoyé d'Allah (pbAsl) dire: "Prenez le Coran de quatre personnes: de Ibn 'Umm `Abd (`Abd-Allah ibn Mas`ûd), qu'il nomma d'abord, de Mu`âdh ibn Jabal, de 'Ubayy ibn Ka`b, et de Sâlim, l'affranchi de 'Abû Hudhayfa".

  9. D'après 'Anas (qu'Allah soit satisfait de lui),
    Du vivant de l'Envoyé d'Allah (pbAsl), ceux qui savaient (le mieux) le Coran par cœur étaient au nombre de quatre et tous étaient des 'Ansâr. C'étaient: Mu`âdh ibn Jabal, 'Ubayy ibn Ka`b, Zayd ibn Thâbit et 'Abû Zayd.

  10. Récit rapporté d'après 'Abû Dharr (qu'Allah soit satisfait de lui):
    Nous quittâmes notre tribu "Ghifâr" qui déclarait que le mois sacré ne l'est pas; nous sortîmes: mon frère 'Unays, ma mère et moi et nous nous rendîmes chez notre oncle maternel qui nous accorda l'hospitalité et nous honora. Les siens nous enviaient, ils lui dirent: "Quand tu te détournes de tes parents, sache que `Unays les fréquente". Mon oncle vint nous mettre au courant des paroles des hommes, je lui dis: "Ce que tu nous a avancé comme bonne hospitalité, ne t'a rapporté que ce qui te déplaît et nous ne restons pas avec toi dans un même lieu". Nous amenâmes nos montures, nous les montions, notre oncle se calfeutra de son manteau et se mit à pleurer. Nous partîmes et nous arrivâmes à La Mecque. Là, `Unays rivalisa avec un des habitants de la ville contre un pari qui n'était que le petit nombre de nos montures. Il alla avec cet homme chez un moine pour le prendre comme juge et comme ce dernier prononça sa sentence en faveur de `Unays, `Unays rentra avec nos montures et un nombre qui lui fût égal. 'Abû Dharr poursuivit son récit et dit: "O fils de mon frère! Je commençai à faire la prière trois ans avant de rencontrer l'Envoyé d'Allah (pbAsl)". Le rapporteur l'interrompit et dit: "Pour qui tu as fait tes prières?". Il répondit: "Pour Allah". Je répliquai: "De quel côté tournais-tu en priant?". - "Là où mon Seigneur me l'a indiqué, dit-il. Je faisais la prière du `ichâ' (du soir) et à la fin de la nuit, je m'étendais comme un vêtement délaissé jusqu'à ce que le soleil fusse très haut". `Unays m'a dit: "J'ai une affaire à La Mecque, je vais la terminer, occupe-toi de mes biens (durant mon absence)". `Unays partit à La Mecque, mais il tarda de rentrer et quand il arriva, je lui demandai: "Qu'est-ce que tu as fait". Il me répondit: "J'ai rencontré à La Mecque un homme qui a la même religion que toi, il prétend qu'Allah l'a envoyé". Je lui demandai: "Que disent-ils de lui?". Il répliqua: "Ils disent: un poète, un devin, un magicien". `Unays était poète. `Unays poursuivit: "J'avais entendu les paroles des devins, les paroles de cet homme ne leur ressemblaient pas. J'ai scandé ses propos pour savoir si c'était de la prosodie, mais nul ne pourrait dire que c'était de la poésie. Par Dieu! Ce qu'il disait est vrai et ce sont eux les menteurs". 'Abû Dharr continua son récit: Je dis à mon frère: "Occupe-toi de mes affaires afin que je m'en aille moi-même". Je partis à La Mecque, je choisis un homme faible et je lui dis: "Où se trouve cet homme que vous nommez le sabéen?". Comme il me désigna le sabéen, les habitants de la vallée m'assenèrent des coups, me frappant avec la boue et des os à tel point que je tombai évanoui. Lorsque je repris connaissance, j'étais pareil à une pierre dressée de couleur rouge, je me dirigeai vers le puits de Zamzam pour me laver des traces de sang et pour boire de son eau. O fils de mon frère! J'ai passé là trente jours et nuits n'ayant que l'eau de Zamzam à boire, dépourvu de nourriture et je devins obèse de sorte que les plis de mon ventre se rabattirent les uns sur les autres et je n'éprouvai aucun sentiment de faim. Ce fut une nuit à la belle étoile, les habitants de La Mecque s'endormaient sous l'effet d'une surdité et personne ne faisait la tournée autour de la Maison, j'aperçus deux femmes invoquer (les deux idoles) Isâf et Nâ'ila. Comme elles faisaient la tournée autour de la Maison, elles me rencontrèrent et je leur dis: "Donnez en mariage l'un (de ces idoles) à l'autre", mais elles ne cessèrent de les invoquer et je poursuivis: "Je ne peux pas distinguer (le mâle de la femelle) car ce sont que deux personnages en bois". Entendant cela, elles me quittèrent en hurlant et disant: "Si seulement il y avait quelques-uns des nôtres (pour me punir à cause de l'insulte que j'avais adressée aux deux idoles)". L'Envoyé d'Allah (pbAsl), qui les reçut en compagnie de 'Abû Bakr, leur demanda: "Qu'avez-vous?". Elles lui répondirent: "Ce sabéen se cache derrière les rideaux de la Ka`ba". Il répliqua: "Qu'est-ce qu'il vous a dit?". Elles lui répondirent: "Il nous a adressé une parole très obscène". L'Envoyé d'Allah (pbAsl) entra avec son compagnon et firent une tournée en commençant par toucher la pierre noire, puis ils firent une prière. La prière terminée, je ('Abû Dharr) me dirigeai vers le Prophète et j'ai été le premier à lui adresser la salutation de l'islam en lui disant: "Paix soit sur toi ô Envoyé d'Allah". Il me répondit: "Et sur toi, ainsi que la miséricorde d'Allah". Puis il poursuivit: "Qui es-tu?". Je lui répondis: "Un homme de la tribu de Ghifâr". A ces mots, il porta sa main sur son front en le touchant par ses doigts et je me suis dis alors: "Il répugne que je sois de Ghifâr". Comme je voulus prendre sa main, son compagnon m'empêcha, car il connaît son comportement plus que moi. L'Envoyé d'Allah leva ensuite la tête et dit: "Depuis quand tu es là?". Je répondis: "Depuis trente jours et nuits". - "Qui te donnait à manger?", répliqua-t-il. Je dis: "Je n'avais comme nourriture que l'eau de Zamzam, je suis devenu obèse de sorte que les plis de mon ventre se rabattent les uns sur les autres sans toutefois éprouver de faim". Il rétorqua: "Cette eau est bénie et elle constitue à elle seule une nourriture". 'Abû Bakr dit alors: "O Envoyé d'Allah! Permets-moi de lui donner hospitalité cette nuit". L'Envoyé d'Allah alla avec son compagnon ('Abû Bakr) et je les accompagnai. 'Abû Bakr ouvrit une porte, prit dans sa main du raisin sec de Taëf et me donna à manger et ce fut la première nourriture que j'aie prise. Je demeurai un certain temps et je me rendis chez L'Envoyé d'Allah (pbAsl) qui me dit: "On m'inspire que je doive me diriger vers un territoire plein de palmeraies et je crois qu'il n'est autre que Yathrib, veux-tu bien informer ton peuple (que j'irai), peut-être Allah te leur rendra utile et te récompensera". Je retournai chez `Unays qui me demanda: "Qu'as-tu fait?". Je lui répondis: "Je me suis converti à l'islam et j'ai cru au message de L'Envoyé d'Allah". Il répliqua: "Je ne répugne pas ta religion car j'ai déjà embrassé l'islam et cru au message". Nous partîmes, mon frère et moi, chez notre mère, qui nous dit aussi: "Je ne répugne pas votre religion car j'ai embrassé l'islam et j'ai cru au message". Nous retournâmes chez notre peuple "Ghifâr", la moitié de notre tribu embrassa l'islam à son tour et parmi eux se trouvait 'Aymâ' ibn Rahada Al-Ghifârî qui présidait la prière et qui était leur maître. Quant à la seconde moitié, elle dit: Si l'Envoyé d'Allah arriva à Médine, cette moitié (de notre tribu) embrassa l'islam et des hommes de la tribu de 'Aslam vinrent le trouver et lui dirent: "O Envoyé d'Allah! Les hommes de Ghifâr ne sont que nos frères, nous nous soumettons à ce qu'ils se sont soumis" et ils embrassèrent l’islam. L'Envoyé d'Allah dit alors: "Ghifâr, Allah leur pardonne, 'Aslam, Allah les délivre".

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